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Immunité
innée

Votre première ligne de défense.

L’immunité innée assure les premières défenses de l’organisme.
Elle intervient en quelques minutes à quelques heures, reconnaît des caractéristiques communes aux microbes et des signaux de danger, puis contribue à préparer la réponse adaptative.

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Rapide.
Polyvalente.
Toujours
prête à agir.
Macrophage
(cellule de l’immunité innée)

Qu’est-ce que l’immunité innée ?

L’immunité innée est une composante ancienne du système immunitaire, apparue au cours de l’évolution. Elle reconnaît des motifs communs à de nombreux agents pathogènes — virus, bactéries, champignons ou parasites — et réagit rapidement. En détectant aussi le stress cellulaire et les lésions des tissus, elle contribue à l’équilibre interne de l’organisme, appelé homéostasie.

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Caractéristiques essentielles

Réponse rapide
(en quelques minutes à quelques heures)
Reconnaît des motifs communs
(partagés par de nombreux microbes)
Mobilise diverses cellules
et molécules solubles
Déclenche l’inflammation
Prépare l’immunité adaptative
Contribue à résoudre l’inflammation
et à réparer les tissus

Immunité innée et adaptative : comparaison

IMMUNITÉ INNÉE

Rapide et générale

  • Réponse immédiate
    (en quelques minutes à quelques heures)
  • Reconnaît des motifs communs
    (p. ex. composants bactériens)
  • Récepteurs communs
    (codés par le génome hérité)
  • Protection générale
  • Pas de mémoire antigénique classique ; les réponses innées peuvent néanmoins être entraînées

IMMUNITÉ ADAPTATIVE

Plus lente, mais ciblée

  • Réponse en quelques jours
  • Reconnaît des antigènes précis
  • Récepteurs diversifiés
    (recombinaison somatique)
  • Très grande spécificité
  • Mémoire durable
    (lymphocytes B et T)
Deux composantes complémentaires qui conjuguent leurs défenses.

La réponse innée : de la détection à la résolution

Une succession d’étapes coordonnées pour éliminer les agents pathogènes et préserver les tissus.

1Reconnaissance

Les cellules de l’immunité innée détectent des motifs microbiens (PAMP) ou des signaux de danger issus de cellules endommagées (DAMP).

2Activation

Les cellules s’activent et libèrent des messagers, notamment des cytokines et des chimiokines.

3Recrutement

Des cellules immunitaires sont attirées vers le foyer infectieux ou la zone lésée.

4Élimination

La phagocytose, les molécules antimicrobiennes et les réponses inflammatoires permettent d’éliminer les agents pathogènes.

5Résolution

L’inflammation diminue, les débris sont éliminés et la réparation des tissus commence.

Les cellules de l’immunité innée

Découvrez les cellules immunitaires   →

Des cellules aux fonctions spécialisées qui travaillent ensemble.

Monocytes et
macrophages

  • Phagocytose
  • Production de cytokines
  • Réparation des tissus
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Cellules dendritiques

  • Détectent les agents pathogènes
  • Activent les lymphocytes T
  • Relient immunité innée et adaptative
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Cellules tueuses naturelles (NK)

  • Éliminent les cellules infectées par un virus ou anormales
  • Défense antivirale précoce
  • Sans sensibilisation préalable
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Neutrophiles

  • Premiers intervenants
  • Détruisent les microbes
  • Courte durée de vie
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Éosinophiles

  • Luttent contre les parasites
  • Interviennent dans les allergies et l’asthme
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Basophiles

  • Libèrent des médiateurs inflammatoires
  • Allergies et immunité de type 2
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Mastocytes

  • Libèrent de l’histamine et d’autres médiateurs
  • Allergies et défense antiparasitaire
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Récepteurs de reconnaissance des motifs (PRR)

Les cellules de l’immunité innée repèrent des molécules microbiennes conservées et des signaux de danger.

TLR(ex. : TLR4)
NLR(ex. : NLRP3)
RLR(ex. : RIG-I)
CLR(ex. : Dectine-1)
Autres capteurs(cGAS, STING)
En savoir plus sur les PRR   →

Facteurs solubles de l’immunité innée

Des messagers et des molécules qui renforcent nos défenses.

Cytokines(ex. : TNF-α, IL-1β, IL-6)En savoir plus →
Chimiokines(ex. : CXCL8, CCL2)En savoir plus →
Complément(ex. : C3, C5)En savoir plus →
Peptides antimicrobiens(p. ex. défensines)En savoir plus →
Protéines de phase aiguë(ex. : CRP, MBL)En savoir plus →

Sources et références

Les illustrations schématisent les principaux mécanismes ; les tailles, couleurs et distances moléculaires ne sont pas représentées à l’échelle réelle.